mercredi 20 septembre 2017

13ème Festival Pariscience - 2 au 9 octobre 2017


Du 2 au 9 octobre se déroulera le 13ème Festival Pariscience, le Festival International du Film Scientifique de Paris organisé par l'Association Science & Télévision (AST).


L'AST est une association créée en 2001 qui regroupe 95 producteurs indépendants au sein de 48 sociétés de production qui produisent des documentaires pour le cinéma et la télévision, magazines, reportages et webdocs.

Pariscience a pour ambition de projeter à un public varié (grand public, scolaire, professionnel) une sélection du meilleur de la production documentaire scientifique, française et internationale, que se soit en court, moyen ou long format, et peu importe la durée. Pariscience est aujourd'hui LE festival référence en la matière et est un incubateur pour de nouveaux projets entre les mondes de la recherche et de l'audiovisuel. Et le tout gratuitement, même si les réservations sont fortement conseillées sur le site www.pariscience.fr.

Cette année, pour le 13ème Festival, Pariscience va projeter 87 films lors de ces 8 jours, et comme toujours, les diffusions se feront principalement dans le 5ème arrondissement, notamment à l'amphithéâtre du Museum d'Histoire Naturelle. 13 pays sont représentés et près de 170 intervenants scientifiques et/ou des équipes de films seront présents.
La médecine autour du thème '' Une médecine pour l'homme '' est un temps important de cette 13ème édition.

Il y aura plusieurs compétitions avec plusieurs jurys.

Les Jurys et les Prix

Tous les prix seront remis lors de la soirée de clôture le 9 octobre. Et les films primés seront projetés dans le cadre de la Fête de la Science le 14 octobre à l'Institut du Globe de Paris (IGP).

- Le Jury Science Télévision regroupe des personnalités du monde de la science, de l'audiovisuel et de la presse scientifique, et il est présidé par la mathématicienne Olga Paris-Romaskevich, et composé du journaliste François Legrand et de la productrice Sally Blake.

- Le Jury Etudiant est composé de 11 étudiants de cursus divers : Cinéma et Audiovisuel, Ecologie, Pharmacie, Journalisme et cultures scientifiques, SLAM, Informatique Industrielle et de l'Image, etc...

Ces deux jurys remettront chacun un prix pour le meilleur film scientifique produit pour la télévision le Grand Pris AST - Ville de Paris (dotation de 2 000 euros) et le Prix Etudiant - Région Île de France (dotation de 2 000 euros).


- Le Jury Grand Ecran regroupe des personnalités du cinéma et de la culture scientifique. Il est présidé par la comédienne Julie Depardieu accompagnée de Frédéric Plas, directeur de recherche et du développement à l'Agence Nationale pour la gestion des Déchets RAdioactifs (ANDRA), ainsi que de Jakub Ralis, directeur programmation du festival AFO.

Ce jury remettra le Prix Grand Ecran pour le meilleur long métrage documentaire produit pour le cinéma (dotation de 2 000 euros).

- Le Jury Biodiversité regroupe trois chercheurs du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris et il est composé de Guillaume Lecointre, Marc-André Delosse et Laurent Palka.

Ce jury remettra le Prix Buffon pour le meilleur film traitant du maintien de la biodiversité aussi bien animale que végétale (dotation de 2 000 euros).

- Les Jurys Collégiens composés d'élèves de trois collèges (Paris 15ème, Asnières et Boulogne-Billancourt) ainsi que d'un scientifique du CNES  et d'un producteur. Associé au CNES, ces jurys remettront un prix d'une dotation de 2 000 euros.

- Les Jurys Lycéens composés d'élèves de trois lycées (Paris 14ème, Romainville et Ivry sur Seine). Ils sont accompagnés d'une scientifique du Synchroton Soleil et d'une productrice.

Le Prix du Public (dotation de 1 000 euros) sera remis après le vote du public à l'issue de la sélection des documentaires et remis par RMC Découverte.

Le Prix Symbiose est remis par Imagine Science et consiste à la sélection du meilleur court-métrage lors d'un concours de réalisation en 48 heures (dotation 1 000 euros).

Le Prix du Premier Film Scientifique remis par Ushuaï TV qui récompensera le meilleur synopsis.

Le Prix Plein Sud sur la Recherche

Le Prix ADAV

Pour un détail du festival, des séances, des soirées spéciales, des jurys, Prix et films sélectionnés, plongez vous sur le site du festival www.pariscience.fr car je ne vais pas faire un inventaire détaillé, je vais juste signaler quelques films ayant plutôt une thématique spatiale 😊😊😊

- Eart Attacks !  / dimanche 8 octobre à 19h45 à l'Auditorium
  Réalisé en 2017 par François Pomès
  D'une durée de 52 minutes, ce court-métrage nous parlera de la stérilisation des engins spatiaux et des risques de contamination des milieux extra-terrestres que nous visitons.
(Avant-Prmière Science & Vie TV)

- Lunar / dimanche 8 octobre à 13h à l'Amphithéâtre
  Réalisé en 2015 par Christian Sangl
  D'une durée de 7 minutes, ce court-métrage nous parle des missions Apollo
  (Compétition Court-Métrage)

- Thomas Pesquet, l'étoffe d'un héros / dimanche 8 octobre à 13h45 à l'Amphithéâtre
   Réalisé en 2016 par l'ami Pierre-Emmanuel Legoff et Jürgen Hansen
   D'une durée de 72 minutes, ce film nous parle des coulisses de la mission Proxima
   (Compétition Science Télévision)

- Amateurs in Space / dimanche 8 octobre à 17h à l'Auditorium
  Réalisé en 2016 par Max Kestner
  D'une durée de 89 minutes, ce film raconte racontent l'histoire de deux amis qui veulent aller dans l'espace.
  (Compétition Grand Ecran)

Il y a également des séances réservées aux scolaires dont une ayant pour thème autour de 4 films (long ou court métrage) :

- Quand la science prend son envol / Séance Arts & Sciences - L'Apesanteur


Venez très nombreux ! 😊


Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
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vendredi 15 septembre 2017

15 septembre 2017 - Fin de la mission Cassini / Le ''Grand Finale'' vécu depuis la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris

(en cours de publication)

Ce vendredi 15 septembre 2017 prenait fin la mission de la sonde Cassini en orbite autour de la planète Saturne depuis 2004.

C'est le ''Grand Finale'' comme le disent les américains et notamment les scientifiques de la NASA au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena - c'est pourquoi il y a un e à final malgré le masculin 😊

La Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris organisait un événement autour de cette fin de mission (comme pour Rosetta l'année dernière) en présence de plusieurs scientifiques participant ou ayant participé à la mission Cassini-Huygens ainsi que de personnalités du monde spatial. Ils intervenaient soit en direct sur place à Paris soit depuis le Caltech en Californie, toujours en direct.

Mais avant de revenir sur cette journée très particulière, revenons un très court instant sur la mission elle-même.

Je ne vais pas revenir sur l'intégralité de toute la mission, les sites dédiés de la mission de la NASA le feront beaucoup mieux que moi. Cassini doit étudier Saturne, ses anneaux, ses lunes, et Huygens doit se poser sur Titan.

La sonde Cassini-Huygens est lancée depuis Cape Canaveral le 15 octobre 1997 par le plus gros lanceur de l'époque, une Titan IVB/Centaur.


Après l'utilisation de l'assistance gravitationnelle de Venus (par deux fois), puis de la Terre et enfin de Jupiter, Cassini-Huygens se met en orbite autour de Saturne le 1er juillet 2004.


La mission Cassini-Huygens prend le nom de Cassini lorsque l'atterrisseur Huygens se pose sur Titan, le plus gros satellite de Saturne le 14 janvier 2005.
Voir article complet sur une partie de la mission et le 10ème anniversaire de cet atterrissage en cliquant ICI.

La fin de la mission Cassini vécue en direct 
depuis la Cité des Sciences et de l'Industrie




crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
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Remerciements : Cité des Sciences et de l'Industrie
                            ESA / CNES

jeudi 31 août 2017

31 août 2017 - Lancement officiel du livre de photos de Thomas Pesquet pour Reporters Sans Frontières


Ce jeudi soir a eu lieu le lancement officiel du superbe livre de photos prises par Thomas Pesquet lors de sa mission de six mois à bord de l'ISS (17 nov 2016 au 2 juin 2017) au profit de Reporters Sans Frontières.



Le lancement s'est déroulé au sein de la Brasserie l'Etoile du Nord à la Gare du Nord du chef étoilé Thierry Marx, qui a conçu des ''petits plats'' pour les astronautes de la Station Spatiale Internationale.


Reporters Sans Frontières (RSF) est la plus importante organisation pour la liberté de la presse à l'échelle internationale. Organisation non gouvernementale reconnue d'utilité publique, RSF a été fondée en 1985 par quatre journalistes et son objectif est la défense de la liberté de la presse et la protection des journalistes :
'' Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu ''

Depuis 1992, RSF publie un magazine / album de photographies 100 photos pour la liberté de la presse dont l'intégralité des recettes finance les actions de RSF en faveur de la liberté de la presse.

La parution de ces albums a d'abord été annuelle, puis deux fois par an, et actuellement de trois fois par an. Le numéro actuel est le 55ème et il est donc consacré aux photographies prises par l'astronaute Thomas Pesquet depuis la Station Spatiale Internationale au cours de ses six mois de la mission Proxima. L'ESA (l'Agence Spatiale Européenne) est aussi directement impliquée dans cet album puisqu'elle soutient le projet.

Thomas Pesquet a choisi 100 photos qui sont publiées dans ce magnifique ouvrage, si, si, il faut le dire. Le format, le choix d'un papier semi-glacé, la couverture satinée, et surtout les photos en couleurs en font un merveilleux livre à mettre absolument dans sa bibliothèque, à offrir.

L'album fait 144 pages - un véritable album spatial (si ce n'est les premières pages consacrées à un dossier sur l'humour en journalisme).
Chaque photo est commentée par un texte de Thomas. Un journal de bord de la mission, imagé, est donc en place, pour notre plus grande joie. Du Décollage au Retour sur Terre.

Les photos sont aussi enrichies de textes inédits signés par Claudie Haignéré, le philosophe Michel Onfray, l'ancien entraîneur de l'Equipe de France de Handball Claude Onesta, et du journaliste-écrivain Dominique Simonnet.

L'ouvrage a un tirage annoncé de 150 000 exemplaires, ce qui est beaucoup plus que les tirages habituels de cette série. Il est disponible en librairies, dans les kiosques à journaux, dans les Relay, à la FNAC,.

(Thomas Pesquet et le chef Thierry Marx)
Eric Eygasier, Directeur général délégué de Lagardère Travel Retail France, partenaire de RSF pour cet album via sa distribution dans les Relay et qui a financé le projet de Thierry Marx pour l'Etoile du Nord, était présent lors de ce lancement. Il a notamment déclaré : << Nous sommes très heureux de recevoir dans notre établissement Thomas Pesquet qui revient d'une aventure extraordinaire et passionnante. (...) nous adhérons totalement à la démarche de Thomas Pesquet et de Reporters Sans Frontières que nous soutenons depuis près de vingt ans pour la liberté d'information à travers notre enseigne Relay. >>


Pierre Haski, journaliste et cofondateur du site Rue89, est le nouveau Président de RSF depuis juin de cette année, et il a déclaré : << Je suis très touché que Thomas Pesquet ait choisi Reporters Sans Fontières ! Il nous a fait rêvé avec ses très belles photos. (...) Le journalisme et la liberté d'informer sont menacés de partout, et le rôle de RSF n'en est que plus indispensable. La vente des albums 100 photos pour la liberté de la presse'' représente une part importante du financement de RSF. >>

video


Et bien sûr, le moment tant attendu, celui de Thomas expliquant pourquoi il avait choisi RSF, donnant quelques petits secrets de photographe spatial, des anecdotes de la mission, etc... avec un échange de questions réponses avec le public présent, donc des enfants.





La soirée a été agréable et pour les personnes présentes, Thomas a fait une petite séance de dédicace de cet ouvrage, que, vous l'aurez compris, je vous recommande plus que vivement. Indispensable même !



Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace
Remerciements : ESA / Reporters Sans Frontières 

Rencontre avec l'astronaute Thomas Pesquet

(en cours de publication)

Thomas Pesquet était à Paris ce jeudi 31 août et c'était l'occasion de parfaire un entretien ''post tour'' commencé lors du Salon du Bourget 2017 (voir ICI en cliquant sur ce lien en jaune). 
Ce matin, à l'initiative de l'AJPAE et de l'ESA, un petit-déjeuner presse était organisé et j'en ai profité pour poser mes dernières questions.

Voici donc une compilation de ces questions et réponses.

<< Dès les premières secondes dans la station spatiale, je me suis dit : Si c'était 
à refaire, je le referais, même si cela nécessitait encore plus de travail >>



Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace


dimanche 20 août 2017

Les éclipses vues depuis l'espace par les astronautes

(en cours de publication)

Ce lundi 21 août 2017, une éclipse totale du soleil sera visible de l'ouest à l'est des Etats-Unis, et qui dépassera peut-être en nombre de spectateurs la dernière éclipse du 20ème siècle (et du deuxième millénaire), celle, fameuse, du 11 août 1999, visible notamment en Europe et Asie, dont la France
(un sujet complet ICI / cliquez sur ce lien en bleu).

L'occasion de revenir sur les éclipses vues depuis l'espace par les astronautes et cosmonautes (une vingtaine ont eu cette chance à ce jour). 

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace
             NASA / ESA / CNES / Roscosmos

mercredi 2 août 2017

Rencontre avec l'astronaute Robert ''Bob'' Crippen

(en cours de publication)






Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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jeudi 20 juillet 2017

Lancement du satellite Venμs – Coopération spatiale entre la France et Israël


Lancement du satellite Venμs
Coopération spatiale entre la France et Israël

Ce jeudi matin 20 juillet se tenait au siège du CNES une conférence de presse afin de présenter la mission du satellite franco-israélien Venμs qui doit être lancé depuis le Centre Spatial de Kourou dans la nuit du 1er au 2 août 2017 par un lanceur Vega (lancement VV10). 
Lors de ce lancement, Vega mettra aussi en orbite le satellite OPSTA-3000 (qui fera l'objet d'un autre article plus tard).

Le Président du CNES, Jean-Yves Le Gall, a introduit cette conférence à laquelle participait également Avi Blasberger, directeur de l'Agence Spatiale Israélienne (ISA) et Arnon Karnieli, responsable scientifique de la mission, de l'Université Ben Gourion. Ces deux derniers conversaient depuis Tel-Aviv via visioconférence.

Etaient également présents, Gérard Dedieu, responsable scientifique du CESBIO (Centre d'Etudes Spatiales de la Biosphère) ainsi que Pierric Ferrier, chef du projet au CNES.




Venμs est un nouvel outil contre le changement climatique. Jean-Yves Le Gall a indiqué : << Alors que la COP21 et la COP22 ont mis en exergue le rôle fondamental des satellites pour l'étude et la préservation du climat, je me réjouis de voir que les meilleurs ingénieurs du spatial au niveau mondial ont développé ensemble Venμs, qui aidera la communauté internationale à lutter contre le changement climatique et que cette coopération va se poursuivre >>.
(Le Président du CNES JEan-Yves Le Gall)

Avi Balsberger déclare : << Venμs est le premier satellite de recherche pour l'environnement conçu par Israël, conjointement avec la France. C'est également le plus grand projet de l'Agence Spatiale Israélienne et nous sommes heureux qu'il ait été créé avec la France >>.

(Arnon Karnieli  de l'Université Ben Gourion et Avi Blasberger, directeur de l'ISA)
(Gérard Dedieu du CESBIO - en haut - et Pierrick Ferrier du CNES)

OBJECTIF DE LA MISSION

L'objectif de la mission Venμs (Vegetation and Environment monitoring on a New Microsatellite) est l'observation à haute résolution spatiale et haute fréquence temporelle de sites scientifiques pour l'étude la végétation.
Venμs va contribuer à l'observation, à la compréhension et à la modélisation de l'influence des facteurs environnementaux, des activités humaines et des changements climatiques sur les surfaces continentales, lieu de vie de l'homme qui représentent 1/3 de la surface de la Terre.

Venμs va permettre aussi de mieux comprendre le traitement des données des missions actuelles Sentinel 2 et préparer la définition des futures missions spatiales. 
Elle va permettre aussi de développer des systèmes d'alerte précoce sur l'état des cultures et de la disponibilité en eau das une perspective de gestion durable des territoires et de la sécurité alimentaire.

C'est une mission scientifique très innovante qui préfigure le futur des satellites européens d'observation de la Terre, avec de nouvelles méthodes et chaines d'exploitation des données (déjà utilisées avec Sentinel 2).

Pour Israël, Venμs servira aussi de qualificateur technologique pour un moteur à propulsion électrique (IHET)


Cela fait plus de 10 ans que le projet ''est sur les rails'' avec la première signature entre le CNES et l'ISA en avril 2005.


CARACTERISTIQUES DU SATELLITE

Ce micro-satellite, il ne pèse que 280 kg, doit posséder évidemment une excellente qualité d'image puisqu'il doit étudier finement les processus sur la surface terrestre. 
Il sera sur une orbite polaire quasi héliosynchrone (à 720 km puis à 410 km d'altitude).
Ce satellite possède un instrument imageur multispectral qui permet de réaliser des images dans 12 bandes spectrales adaptées au suivi de la végétation (visible et infrarouge) de 5,3 mètres et de 27 km de large. Instrument fourni par le CNES.
Le satellite pourra prendre des images à la verticale et jusqu'à 30° de dépointage par rapport à la trace sous le satellite. C'est aussi un véritable radiomètre qui mesure avec précision la lumière reçue par ses détecteurs.

Il y a 110 sites scientifiques qui sont répartis sur les cinq continents et qui seront ''imagés'' tous les deux jours afin de suivre l'évolution de la végétation, quantifier les flux biochimiques (eau, carbone) ou bien les changements d'occupations des sols

Tous les jours, pendant les 3 ans 1/2 que doit durer la mission, Venμs fournira des images des sites sélectionnés. Ce sera le délai le plus court de revisite d'un même site par un satellite d'observation en optique haute résolution (actuellement, Sentinel 2 revisite tous les 5 jours). 
La mission est divisée en deux périodes : la première d'une durée de 2 ans 1/2 se passera à 720 km d'altitude et survolera les sites et la deuxième partie permettra de valider le propulseur électrique à une altitude de 410 km tout en continuant l'imagerie optique. Ce qui fera que les sites seront survolés à deux altitudes différentes.

Une image en haute résolution multi-spectrale sera produite tous les 10 jours, c'est à dire une image sans nuages ni aérosols.


LE CHOIX DES SITES

L'appel d'offre concernant le choix des sites à été lancée en 2015 et il y a eu 146 propositions de 41 pays différents pour un total de 465 sites différents de proposés.

Et au total 110 sites ont été sélectionnés :
Liste complète ici sur le site sur CESBIO : http://www.cesbio.ups-tlse.fr/multitemp/?p=10583

- 24% aux USA
- 8% au Brésil
- 5% en Australie
- 5% en France
le reste se répartissant entre l'Irlande, le Japon, la Chine, l'Espagne, le Vietnam, l'Argentine, le Brunei, laColombie, le Danemark, la Nouvelle Zelande, la Tanzanie, l'Antarctique, la Bolivie, le Burkina Faso, le Cambodge, le Canada, le Chili, Cuba, la Tchéquie, l'Allemagne, l'Indonésie, l'Irak, l'Italie, le Kenya, le Kirghizistan, Lituanie, Madagascar, Malaisie, Mali, Népal, Norège, Panama, Pérou, Russie, Somalie, Taïwan.


Le site dédié de la mission Venμs : https://venus.cnes.fr/



Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace
             CNES / CESBIO / 
Remerciements : CNES

mercredi 19 juillet 2017

Visite de Safran Reosc, leader mondial en conception, réalisation et intégration d'optiques de haute performance

(en cours de publication)

Ce mardi 19 juillet, j'ai eu la chance de visiter Safran Reosc dont le siège se trouve à Saint-Pierre du Perray dans l'Essonne (91).

C'est le moment de parler de ces sociétés souvent peu connues du grand public et des passionnés de spatial, alors que sans elles, il n'existerait pas de programmes, de satellites, etc...

Cette société a été créée en 1937 par des scientifiques de l'Institut d'Optique de Paris, notamment par Henri Chrétien et Charles Fabry. Elle est aujourd'hui une filiale de Safran Electronics & Defense (anciennement Sagem Defense Securité).

Safran Reosc (Recherche et Etude en Optique et Sciences Connexes) est le leader mondial en conception, réalisation et intégration d'optique de haute performance pour l'astronomie, le spatial, les grands lasers ou l'industrie des semi-conducteurs dans les domaines civil et de défense.

La visite de ce mardi a permis de présenter la société Safran Reosc et surtout de mettre en avant son savoir-faire car celle-ci vient de remporter plusieurs contrats importants ces dernières semaines. En effet, l'ESO (European South Observatory) a confié à Safran Reosc le polissage, le montage sur support et le test de l'ensemble des segments formant le miroir primaire (qu'on appelle M1) du futur plus grand télescope du monde, l'ELT (Extreme Large Telescope) qui va être construit au Chili sur le Cerro Amazones. 
Avec ce nouveau contrat, Safran Reosc va donc s'occuper du polissage et de l'intégration de 4 des 5 miroirs de futur ELT (voir plus bas).

Safran Reosc n'est pas novice en la matière et il n'est donc pas étonnant que celle-ci ait remporté ce dernier contrat. Safran Reosc maîtrise toutes les compétences qui sont nécessaires pour fournir des optiques et des équipements opto-mécaniques de très haute précision :

- Ingénierie opto-mécanique et traitements optiques
- Usinage et allègement de substrats verre ou vitro-céramique
- Polissage de précision (sphérique, asphérique, free-form) notamment en vitro-céramique ou en carbure de silicium) de la petite taille à la grande taille
- Métrologie optique de forme à précision nanométrique et de rugosité à très haute précision
- Dépôts de couches minces optiques adaptées aux applications laser haute énergie, au spatial, à l'astronomie, à la Défense, aux semi-conducteurs
- Intégration et montage d'équipements opto-mécaniques en environnement propre

Parmi les dernières réalisations de Safran Reosc, on peut citer des miroirs, objectifs et composants (plan focal) pour les satellites et programmes comme : 

- les satellites Météosat
- Les télescopes de la mission Gaia
- Le futur programme CSO (Composante Spatiale Optique) qui doit succéder à Hélios
- Le IASI NG (Interféromètre Atmosphérique de Sondage Infrarouge) pour les futurs satellite MetOp
- Le futur téléescope spatial Euclid de l'ESA
- Les futurs satellites Merlin et MicroCarb
- Les miroirs géants du VLT (Very Large Telescope) de l'ESO, du GTC (Gran Telescopio Canarias), des deux téléscopes de l'Observatoire Gemini, 
-Les miroirs et les lentilles pour des lasers comme le Laser Apollon qui se trouve au CEA à Saclay et qui sera le laser le plus puissant du monde, comme le Laser Orion en Grande-Bretagne, le Firex au Japon ou le Luli 2000 de l'Ecole Polytechnique.
- Gravure de semi-conducteurs
- Traitements optiques couches minces de l'ultraviolet à l'infrarouge
- Etc...



Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace

Sources : Safran Reosc

Remerciements : Safran Defense & Securité
                            Safran Reosc et ses responsables

lundi 26 juin 2017

Le Salon du Bourget 2017 vu par des enfants

Le Salon du Bourget, ce n'est pas que des journées professionnelles, c'est aussi, et même surtout pour certains, un week-end entier réservé et dédié au grand public, qu'il soit amoureux de l'aéronautique et de spatial, néophyte ou simple curieux.

Cet événement est attendu avec fébrilité tous les deux ans, non seulement pour les adultes, mais aussi par les enfants. L'intérêt pour la ''chose'' aéronautique et spatiale chez un adulte, que se soit en simple passionné ou qu'il en ait fait sa profession, vient très souvent d'une visite étant enfant d'un événement aéronautique comme le Salon, d'assister à un meeting aérien, de voir un aéro-club, ...

Voici donc le Salon 2017 vu au travers du regard de deux enfants, Maddy, 13 ans, et Timothy, 9 ans.

Vous pouvez retrouver l'intégralité du Salon 2017 sur le blog spécial dédié de notre papa :
Le Salon du Bourget 2017 (cliquez sur ce lien en jaune)

<< Nous avons été très impressionnés par cette grande maquette de la future Ariane 6. Elle est très belle et nous avons hâte d'être en 2020 pour la voir voler pour la première fois. La configuration à 4 boosters l'a rend vraiment très cool et son air élancé fait très futuriste >>.


<< Un scientifique de l'Agence Spatiale Européenne(ESA) nous a présenté le télescope spatial Euclid. Bon, même si nous n'avons pas tout bien saisi dans les détails, cette mission, qui doit être lancée vers 2020, va consister à comprendre l'origine de l'accélération de l'expansion de l'univers. 
Il nous a parlé d'Einstein, de cosmologie, de Planck, de mathématiques (Euclide est un ancien mathématicien). La mission promet d'être intéressante et le télescope sera vraiment grand (plus de 4 mètres de long et 3 de diamètre) alors que là, nous avions juste une petite maquette >>.

<< Et ben oui, nous en avons profité pour nous amuser un peu. Merci Mr Bibindum ! 
Blague à part, Michelin est très utilisé par les compagnies aériennes pour leurs pneux, et même qu'avant, les pneus de la navette spatiale étaient français, venant de chez Michelin >>.

<< Le stand Dassault avec toutes ses maquettes est vraiment très chouette. C'était rigolo aussi d'essayer la réalité virtuelle juste à côté. On se serait cru dans le Rafale ! Mais il y avait vraiment trop de monde, c'est dommage ! >>

<< Là, c'était un de nos moments les plus fun de la journée. Après la conférence de presse du Commissaire Général du Salon qui a donné le bilan de cette semaine de salon, nous avons rencontré les pilotes de la Patrouille de France (nous les recroiserons dans la journée) qui remerciaient les organisateurs du Salon (nous avons oublié les noms de ces deux messieurs) en leur offrant un cadeau. Nous avons pu après discuté un peu avec les pilotes. >>

<< Nous étions arrivés de bonne heure, donc il n'y avait pas encore trop la foule et la chaleur, mais plus nous avancions vers midi, plus il y avait de monde et de soleil >>.

<< Il y avait plein d'appareils américains. Dommage qu'ils n'aient pas volé. Seul le F-35 à voler, et c'était le seul dont on ne pouvait pas s'approcher. Mais qu'ils étaient beaux. Ils étaient aussi très surveillés et il y avait beaucoup de monde qui voulaient les voir de près. Nous espérons que la prochaine fois, nous pourrons monter dedans ! 
En tout cas, c'était très chouette de les voir de près. 
Le Chinook nous a vraiment impressionné. Nous avions vu des photos car notre maman a eu la chance de voler dedans lorsqu'elle était en Opération Extérieure en Afghanistan, et elle nous a raconté ses vols et montré des photos de ses vols, donc nous étions impatients d'en voir un vrai nous aussi >>. 

<< Nous avons beaucoup aimé la démonstration du Tigre et de là où nous nous trouvions pour le voir, sous un Airbus A380, nous avions l'impression qu'un petit ''moustique-tigre'' attaquait le gros bubus comme disait Timothy quand il était petit. >>

<< Un de nos autres moments très forts de la journée, cela a été la visite de l'Airbus Zeo G de Novespace / CNES. 
C'est l'appareil qui fait des vols paraboliques et on se croit en apesanteur. Les astronautes s'entraînent d'ailleurs dessus, enfin plutôt dedans ! 
Nous aussi, on aimerait bien le faire, mais nous sommes encore pas assez âgés (pour ne pas dire trop jeunes)... Vivement qu'on vieillisse (ou qu'on grandisse, c'est selon), où alors, oh oui s'il vous plaît, que la DGAC change l'âge des participants (oh s'il vous plaît, s'il vous plaît...).
Il y avait aussi de matériel des expériences Proxima de Thomas Pesquet  >>.

<< Et nous avons même croisé et discuté, et même regardez la démonstration du Rafale depuis le haut de la passerelle, avec le chef-pilote du Zero G, Eric Delessale >>.

<< Nous en avons profité aussi pour faire voler notre patch Proxima que nous a offert Thomas Pesquet (voir Le Projet Proxima de Maddy et Timothy en cliquant sur ce lien en jaune) et nous sentir aussi un peu en apesanteur, avec les moyens du bord >>.
(Le chef-pilote du Zero G Eric Delessalle)
(Nous avons ''fait voler'' le patch de Thomas Pesquet)
(Vive l'apesanteur !)

<< Nous avons eu la chance d'être très près sur le tarmac et donc d'assister au salut des pilotes Dassault, le Falcon 8X et du Rafale du Rafale Solo Display, au personnel Dassault et au bien sûr au Président de Dassault, Eric Trappier, qui est aussi le Président du GIFAS, l'organisateur du salon du Bourget >>

<< Assister à la démonstration en vol de l'Airbus A380, ici depuis les chalets, est toujours quelque chose de très chouette. On y assiste à chaque salon avec toujours autant de plaisir >>.

<< Le moment favori et le plus fort de la journée ! Assister aux démonstrations en vol du Fouga Magister de la Patrouille Tranchant, de la Patrouille de France, du F-35, depuis un des points d'observation les plus cools du salon. 
C'était absolument magique ! Un spectacle époustouflant ! 
Et pour couronner le tout, Timothy s'est rendu sur le tarmac juste après l'arrivée des Alphajet de la PAF pour les saluer les resaluer) et faire une photo inoubliable avec eux, sur la piste et au pied d'un Alphajet (merci encore à la chef de piste et à la PAF). Bon, moi, pendant ce temps-là, je faisais des photos ! >>.

<< Le Salon est énorme et on ne peut pas tout voir et tout faire en une journée. Nous avons passé aussi de chouettes moments dans les pavillons de l'ESA, du CNES, au Paris Air Lab (super les démos en réalité virtuelle) et découverts plein d'appareils tous aussi beaux les uns que les autres. Et aussi tester les futurs voitures-hélicoptères volantes, etc... >>.

<< Vivement le prochain salon du Bourget - mais il faudra attendre jusqu'en 2019 ! >>.
(Rencontre avec Hugues Duval, le pilote du Fouga Magister)
(Nous avons failli voir Thomas Pesquet)
(Timothy avec la Patrouille de France sur le tarmac juste après leur démonstration)
Crédit : Stéphane, Maddy et Timothy Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace
Remerciements : GIFAS, ESA, CNES, Dassault, Patrouille de France